Le commencement du début de la fin

Le commencement du début de la fin


Un blog pour écrire.

Un blog pour retrouver la vie.

Ecrire, pour ne pas sombrer, écrire non pas pour être jugée, écrire pour ne pas perdre le fil.

Ecrire parce qu'il ne me reste plus que ça en ces jours bien sombres.

J'écris, mais ne me jugez pas.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 17:33

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 05:54

Je vide tout, je lâche tout...j'écris

Je vide tout, je lâche tout...j'écris

Lorsqu'o
n me parlait divorce, avant, je ne me rendais pas vraiment compte de ce que c'était. Je compatisais, je rassurais avec des paroles banales. J'essayais de dédramatiser et je me disais, sincèrement, que cette personne n'avait pas de chance de vivre ça. Mais je n'allais pas plus loin. J'oubliais vite et je passais à autre chose.

Je ne
m'imaginais pas la douleur, ni la révolte. Cette sensation d'injustice qui vous prend à la gorge, quand votre coeur se gonfle, à deux doigts d'exploser. Avec l'envie de le crier au monde entier : Pourquoi nous ? Pourquoi !

Pe
tite, on me disait que Dieu veillait sur nous. Qu'Il était notre Sauveur et notre Protecteur. Le Créateur avec un "c" majuscule, s'il vous plaît. Lorsque ma mère nous a annoncé la séparation définitive, je n'ai pas pu m'empêcher de penser "Ben merde alors, il nous a bien eu ce con".
Dieu, de là où il est, ne nous donne pas vraiment de secours, là. De toutes façons, ça fait bien longtemps que j'ai compris que le "Seigneur" (s'il existe, ce dont je doute très fortement) a autre chose à faire de que porter secours à des Terriens insignifiants. Même Einstein était plus gentil avec sa créature...

Mon
coeur est déchiré, mon âme mutilée, mes sens désorientés. Je n'arrive même plus à chanter. Ma voix s'enmêle et doit en plus, se déméler avec ma voie et entre tout, je me perds. Pourtant, je ris et souris chaque jour, ignorant cette tempête de rage, de rancoeur de crainte et de tout dans mon coeur, pour fuir le chagrin et le malheur, semer ce désespoir et cette révolte trop collants. Mais des fois, ils me remontent brusquement à la gorge et mon sourire se fane. Je me rembrunis, mes yeux brûlent et un rempart se dresse en moi. La vie devient noir et mon rose artificiel se teinte de gris. Alors, je sors mon précieux remède, mon baume contre la vie. le seul moyen de m'échapper, de tout laisser tomber. De m'envoler, loin de tout ça, loin, inaccessible et ivulnérable. Protégée.
Ce
n'est qu'une toute petite machine, un petit MP3 de rien du tout qui devient ma bouée de sauvetage.je m'y accroche de toutes mes forces comme pour lutter contre le vent. Je monte le son et je deviens aveugle à la réalité, je me contente de suivre le rythme, de me laisser guider .Mais l'attérissage est brutal et j'ai à chaque fois l'impression de me prendre une claque dans la figure. Ou un mur, à vous de voir.

Je souffre, et pourtant je n'aime pas souffrir. La souffrance c'est pour les faibles et je me considère comme tout sauf faible. Mais ce n'est pas de ma faute. C'est mon coeur, il est brisé et j'ai du mal à le recoller. Je souffre aussi des reproches que l'on me fait. Ca peut parraître ridicule, débile d'y attacher de l'importance, mais lorsqu'on ( et ce "on" se reconnaîtra) me répète, dès que le désespoir me prend et que mon MP3 est trop loin, d'"arrêtez de faire la gueule, t'es pas marrante franchement allez souris!" ça n'aide pas vraiment.
Mais j'étais comme vous avant. Moi aussi je disais "souris, voyons c'est ridicule d'être malheureux". Oui, je le disais aussi mais si je n'obtenais que des réponses butées, aggresives, je leur laissai le choix.
Le malh
eur n'est pas simple.
Dep
uis deux mois je ne dors pratiquement plus, à peine quatre heures par nuit, cinq pour les meilleures. Chaque matin je me réveille en me disant "papa et maman sont séparés, on vend la maison. A quoi sa sert de me lever, à quoi bon ?"

Th
e show must go one

Mais
pour qui ?

Pour
quoi ?

comment
?

Mon p
rof de musique, m'a dit, aujourd'hui, quelque chose comme...

" il
y a de l'espoir, non ?"


En ce mo
ment, non, pas vraiment.

Alors
s'il vous plait au lieu de m'engueuler parce que je "fais la bob" (quelle expression débile) soutenez-moi. Parce que bon nombre d'entre vous, mes amis, semblent avoir oublié quelle passe je traverse.
Semble avoir oublié que ma vie entière s'effondre.
Aujourd'hui, ma maison est vendue. Ca y est, c'est un jeune couple qui l'a acheté, elle est à eux dans quelques semaines et je déménage dans deux. Ils vont construire leur vie de couple, avoir des enfants, un chien, ou je ne sais quoi, tout ça ils vont le construire, alors qu'on vient d'être détruits.
Ils hi
sseront des pierres sur nos ruines. ..


"
l'espoir fait mourir parfois regarde ce qu'il a fait de moi"...

H
elp me, please...

# Posté le mercredi 26 mars 2008 17:40

Modifié le samedi 31 mai 2008 04:26

Ma drogue : la plus merveilleuse

Ma drogue : la plus merveilleuse


Elle est mon sang, ma force,

Mon courage et ma vie ;

elle me fait avancer, elle me protège et me sauve aujourd'hui,

Déterminée à me faire avancer alors que je ne veux que sombrer...

Elle est là, à mes côtés, elle me regarde

Elle me dis "bats-toi, reve-toi !

ve la te et regarde le monde,

Ne baisse pas les yeux et ouvre ton coeur

Sors tes armes mais vis ta vie"

M
a bouée de sauvetage, mon radeau inespéré

Le trajet de mon avenir

Libre, je vivrai !

toujours, je chanterai !

M
on mentor, mon guide

Mon assurance et mon sourire

L
'âme qui fait briller mes yeux

Mon sang n'est que croches et noires pointées ; mon cerveau partitions à écrire, mon coeur une veille boïte à musique et mes muscles sont le souffle de ma voix...

La musique, la plus douce et la plus belle de toutes les drogues...MA drogue...

# Posté le mercredi 26 mars 2008 17:49

Modifié le vendredi 18 avril 2008 07:08

Le vide

Le vide


Je respire, je
tousse, l'air n'entre plus, ma gorge se serre, la tête me tourne. Je n'ai plus d'air et j'ai beau inspirer l'oxygène ne passe plus. Je tombe, doucement, à genoux sur l'herbe si humide, sous le ciel couvert de gris, j'attends la pluie.
Peut-être
pourra t-elle tout effacer ?
Le
vent se lève, il est glacial et fouette mon visage avec une violence pleine de reproche. Je baisse la tête, je cherche l'air, je cherche à vivre.
Le ven
t devient plus fort. L'herbe se couche sous sa poussée, les nuages se rapprochent.
Mes mains
tremblent, je ne respire plus, mes rêves s'enfuient, mes envies et ma vie, tout s'envole, rejoint les nuages...
Une larme d
e nuage tombe sur ma joue. elle est froide et roule lentement sur ma joue, comme le résultat d'une promesse déçue...
La plu
ie se déclare, fait la guerre aux nuages et le tonnerre gronde tandis que l'eau ruisselle sur mon visage.
Je
ne sais pas si ce sont mes larmes ou les gouttes.
Je n'ai pl
us rien, je me sens vide. Effacée d'une vie qui ne m'appartient plus. Perdue. Quelque part.
Plus d'espoir, plus de rêves, plus rien.
La m
usique ?
Trop l
oin. Trop éloignée pour que je puisse l'entendre, pourtant elle est là, je la sens...
Elle me
relève, d'ailleurs, regarde, je ne suis plus à genoux dans l'herbe trempée. Je suis debout, face au vent et à la colère de la pluie.
Mes
forces m'abandonnent, mais la musique me tient debout. Doucement...
Doucement
, j'avance, pas à pas, vers le bord d'une falaise de pierre.
E
n bas, la mer, sauvage et belliqueuse. Libre.
Mariée avec le
vent, ils ne font qu'un, et le souffle balaye l'eau salée, et les vagues montent, montent, comme pour venir me chercher...
La musique faiblit. Où va t-elle, elle s'éloigne...elle quitte mon corps et mon esprit, je ne la sens plus mais que fait-elle ? Elle m'abandonne !
Soudain
un nuage se dissipe, et un unique rayon de soleil éclaire mon visage mouillé. La musique, faiblement, s'accroche. Et je comprends qu'elle ne m'a pas quite. C'est moi qui lâche prise, doucement, qui m'éloigne sans parvenir à rester ici.
Elle m'a
ppelle, la musique, elle me retient tant qu'elle le peut mais je suis trop loin à présent, il est trop tard.
En bas, des r
ochers couverts d'écume semblent m'appeler.
Je
tremble, un vertige me déséquilibre et la musique s'affole. Elle retentit, plus forte que jamais, comme une chant d'espoir, un chant de vie, un chant pour moi !
Mais po
urquoi ?
Pourqu
oi s'acharner ?
Rester en vie
? Mais pour quoi ? Pour qui ?
A quoi bon...
Mo
n corps bascule, mon esprit s'envole, tente de rattraper la musique, mais elle me repousse, me renvoie à moi, me force à vivre et d'un coup, je tombe.
A g
enoux sur l'herbe humide.
Viva
nte sans l'être.
Humaine et pou
rtant étrangère.
Qui suis-je ?
La musique, doucement, me réchauffe. La pluie n'a pas cessé, comme un règlement de compte.
V
ivre, sans pourtant pouvoir respirer. Vivre, sans connaître de joie ? Non, je ne vis pas.
Je
survis.
Je surv
is parce que je n'ai pas le choix.
Mais pour
qui se prend t-elle pour m'imposer au malheur ?
La musique, t
out simplement.
Trop loin toute
fois pour m'empêcher de me relever. Trop loin pour éviter ce regard en contrebas.
Le dernier
.
La pluie redou
ble, ma vision se trouble.
Der
nière larme.
La
musique a comprit. Elle a beau résonner en moi comme jamais, elle sait que lorsqu'elle s'arrêtera, je m'arrêterais avec elle. Et la musique n'a pas qu'une protégée...
Je
laisse ma place.
La musique n'
a pas échouée, non. Simplement, je suis trop loin.
A un stad
e de non-retour.
Juste une envi
e. La dernière.
"Accompagne-moi. Jusqu'au bout. Pour que ma vie s'éteigne en musique..."
Un p
as. Juste un pas.
Ne manque p
lus qu'un dernier regard.
Vers
le ciel. Vers mon âme qui s'envole. Trouvera t-elle le chemin de la musique ?
Un murmure me r
assure. Si elle ne le trouvera pas, on la guidera.
Double croc
he, blanche, crescendo puis silence.
Pause.
D
ernière pensée.
"Ma musique sur
vivra. "
Un pas
. Le dernier...


# Posté le lundi 14 avril 2008 09:16

Modifié le samedi 31 mai 2008 04:26

N'être qu'un reflet...

N'être qu'un reflet...

Un pas. Une respiration.
Le
vent souffle, sa brise légère est comme une caresse sur ma peau.
L'é
cho des vagues roule le long de la falaise.
Mes baskets foulent l'herbe, finissent par s'arrêter. Je m'assoie, face à la mer, face au ciel et dos au vent. Je ferme les yeux.
P
ensées.
Lo
urdes, lancinantes.
Com
me des pierres jetées dans mon esprit, elles ricochent, frappent et tombent, pesantes.

Cette impression d'être toujours seule, même en pleine foule...
Surtout en pleine foule.
L'en
vie d'exister et de cesser de vivre en même temps.
L'e
nvie de partir et de recommencer, de tout laisser tomber et d'abandonner.
Mon c½ur est-il en cuir, en granit, en verre, en tissu ? Brisé, en tout cas.

Je
ne suis plus que le reflet de moi-même.

Je
ne compose plus.
L'
inspiration me fuit, trop d'ondes négatives ? Mes mains parcourent le clavier mais les notes sont fausses, l'accord discordant, l'air désagréable.
Stop.
On r
eprend. Main droite, trois notes, main gauche, un accord. Tout simplement nul.
Je ferme les yeux. Je caresse doucement les touches blanches et survole les noires. Pourquoi se refusent t-elles à moi ? Où est passé la force lumineuse qui me poussait à réaliser ce que j'aimais le plus ?

Je n
e chante plus.
Ce n'est pas un chant, ce n'est qu'un souffle, court, sans aucune pulsion de vie. L'équilibre qui me faisait m'envoler parmi les notes, ce petit « truc » en plus qui me donnait bonheur et oxygène n'est plus là. Mon souffle est court, chanter devient un effort presque physique, alors que ça n'était avant qu'une partie de moi-même.
Pour
être en harmonie, pour ne faire plus qu'un avec la musique, pour trouver l'équilibre, je dois me faire violence. Alors qu'avant cela m'était aussi naturel que de respirer, aujourd'hui c'est un combat permanant.
Pourtant c'est ce qui me sauve aujourd'hui. Ce qui me permet de tenir, jour après jour, alors que chaque matin, un découragement sans fond m'envahit. A quoi bon, après tout ? A quoi bon continuer de souffrir, à quoi bon se lever puisque tout sera pareil que la veille ?
L
a fatigue, l'ennui, la douleur, la fin de la journée, le pincement au c½ur, le malheur, l'angoisse, le désespoir. Sommeil. Pause.
Jo
urnées banales, ordinaires, routinales. Toujours les mêmes, en somme. Eternel refrain lancinant.

Une note, décrochée en flèche, un fa suraiguë, comme un appel au secours. Tirée en haut d'une falaise pour qui sait l'entendre, porteur de désespoir et de dernier acte. Mais les rares personnes en mesure de l'entendre sont trop loin...





# Posté le jeudi 17 avril 2008 06:11

Modifié le vendredi 18 avril 2008 07:11